22/09/2017 - http://www.lefolgoet.fr/actualites/information-plantes-invasives/
Accueil
Bulletin de la semaine
Annuaire des associations
Météo
Menus scolaires
Les DEFIBRILLATEURS au Folgoët
Agenda
Transports collectifs
Annuaire des commerçants
Annuaire des artisans
Etat civil
Déchetterie
Contact
Imprimer
Modifier le contraste Réduire la taille de police Taille de police d'origine Augmenter la taille police
Contactez-nous
En 1 clic

SAGE du Bas-Léon : INFORMATION PLANTES INVASIVES

Actualité
Publié le 13 juin 2017

La Balsamine de l’Himalaya,

la belle envahisseuse

De son nom Impatiens glandulifera, la Balsamine de l’Himalaya se répand dans nos campagnes. Et même si elle se fait remarquer par sa jolie floraison, c’est une espèce invasive qui s’installe souvent en bord de cours d’eau, zones humides ou talus au détriment de la flore locale. Cela pose plusieurs problèmes qui en font une vraie menace pour la faune et la flore locales :

  • Son système racinaire est superficiel et disparaît l’hiver, les berges deviennent donc instables et peuvent s’effondrer lors de fortes pluies,
  • Sa forte capacité à se multiplier par bouturage à partir de morceaux de tiges ou de racines entraîne une propagation rapide sur de grandes distances en bords de cours d’eau notamment,
  • Sa production de nectar abondante est très appréciée des insectes pollinisateurs qui se désintéressent alors des plantes locales,
  • Enfin, sa production impressionnante de graines (jusque 800 par pied) favorise sa dissémination rapide, d’autant plus que ces graines restent viables plus de 18 mois dans le sol.

Comment limiter son expansion ?

Si vous possédez cette plante dans votre jardin, il ne faut pas exporter les déchets de coupe et la terre grainée hors du jardin au risque de contaminer le milieu naturel… La première chose est donc de ne plus implanter cette espèce dans les jardins !

Pour maîtriser son expansion, il faut intervenir avant la floraison et la période de maturité des semences, soit avant la mi-juillet. L’arrachage est la méthode la plus efficace, le système racinaire étant peu développé ;  la fauche (mécanique ou manuelle) est également possible à condition d’intervenir au ras du sol pour éviter d’aggraver le problème de dissémination par bouturage. L’idéal est d’intervenir une deuxième fois  un mois après, puis une troisième fois 6 semaines après. Il faut environ 3 ans pour épuiser le stock de graines du sol. Les plants arrachés ou coupés ne doivent pas être jetés n’importe où, au risque de favoriser la dissémination : il faut les laisser en tas sur sol sec (en dehors des zones inondables). Si le pâturage de la zone infestée est possible, cela s’avère souvent efficace.

Enfin, l’utilisation de produits chimiques est à proscrire car la Balsamine prospère à proximité de milieux aquatiques (interdiction formelle de traitement des bords de cours d’eau, des fossés).

 

 

La Renouée du Japon,

une invasive redoutable

Plante herbacée vivace à port buissonnant, la Renouée du Japon (Reynoutria japonica) se développe préférentiellement en bordure de fossés et de cours d’eau et présente de grandes tiges creuses rougeâtres allant jusque 3 mètres de haut. Cette plante représente aujourd’hui une menace très sérieuse pour la faune et la flore en transformant les écosystèmes. Si son éradication paraît impossible, il est primordial de maîtriser son expansion car :

  • Elle possède un système de rhizomes qui s’enfonce profondément dans le sol et se développe de façon pharamineuse (jusque 3 mètres de profondeur et 10 mètres de longueur), en bord de cours d’eau cela occasionne des dégâts considérables sur les berges,
  • De par son feuillage très dense, elle prive les autres végétaux de lumière : ils finissent par disparaître,
  • Elle sécrète également des substances toxiques qui éloignent les autres plantes et donc la faune associée,
  • La hauteur de végétation en bord de route peut engendrer des problèmes de sécurité routière par manque de visibilité,
  • Elle se disperse très facilement par multiplication végétative à partir de fragments de rhizomes et de boutures de tiges : 1 fragment = 1 nouveau plant.

Etant donné sa capacité à se développer à partir de petits fragments, la Renouée est une plante qu’il ne faut surtout pas broyer ou débroussailler : cela ne fait qu’aggraver les choses en dispersant des morceaux qui deviendront rapidement des nouveaux plants ! De même, déplacer de la terre de remblais contaminée facilite la dissémination.

Comment limiter son expansion ?

Les techniques préventives sont les seules vraiment efficaces : la meilleure des choses est déjà de ne plus acheter, ni planter cette Renouée dans les jardins (Reynoutria japonica, mais également Reynoutria saccalinensis et Polygonum polystachyum). Si elles existent, ne pas contaminer les espaces naturels avec des morceaux de plantes (suite taille par exemple), donc ne pas couper les rhizomes ni broyer la plante. La terre contaminée ne doit pas être réutilisée ni évacuée. Il en va de même pour les terres de remblais potentiellement infestée qui présentent un risque de contamination lors de création d’aménagements.

L’arrachage précoce peut être efficace sur de très jeunes plants, mais s’avère bien plus compliqué pour des plants déjà développés (criblage des racines, gestion des déchets à sécher et/ou à brûler, surveillance des repousses sur plusieurs années). La plantation d’arbres et/ou d’arbustes en bords de cours d’eau va permettre de limiter le développement de la Renouée qui n’aime pas l’ombre.  Le bâchage peut permettre de contenir la prolifération sur de petites zones. Enfin, le pâturage peut s’avérer intéressant (bovins).

L’utilisation de produits chimiques est à proscrire car les résultats restent peu probants. De plus, la Renouée se développant à proximité de milieux aquatiques, il est formellement interdit de traiter les bords de cours d’eau, fossés.

Pour plus de renseignements : Clément LE JEUNE-technicien rivière du Syndicat des Eaux du Bas-Léon – 02 98 30 75 24 – cre.basleon@orange.fr, Ronan ALLAIN-Technicien Environnement CCPA- 02 30 30 02 25- bv@pays-des-abers.fr, Aude MAHOT-technicienne rivière Pays d’Iroise – 02 98 84 91 82 – Aude.Mahot@ccpi.bzh.