1er tableau : la légende de Salaün - la construction de l’église (1300 -1419)

Une légende prétend qu’un mendiant appelé Salaün et surnommé « Fou du bois » a vécu près d’une fontaine, il répétait inlassablement « AVE MARIA ». Peu de temps après sa mort, vers 1358, fleurit sur son tombeau un lys sur lequel était écrit « AVE MARIA » en lettres d’or. Informés de ce miracle, les Ducs Jean IV et Jean V de Montfort favorisèrent la construction de la basilique actuelle entre 1365 et 1419 environ. Ce premier tableau évoque des scènes de la vie de Salaün, sa mort, ses funérailles, le miracle du lys puis le début de l’édification de l’église du Folgoët.

2ème tableau : la Reine et Duchesse Anne de Bretagne au Folgoët lors du TROBREIZH (19 août 1505)
Gravement malade, le roi Louis XII est sur le point de succomber. Afin d’implorer le secours de Notre-Dame, Anne de Bretagne, Reine de France, organise un pèlerinage dans le duché de Bretagne, le TRO-BREIZH. De juin à fin septembre 1505, elle parcourt le pays. Son périple la conduit au Folgoët le 19 août 1505. Sur scène, un marché médiéval, les préparatifs de la venue de la Reine Anne de Bretagne, la répétition du spectacle donné en son honneur, puis son arrivée entourée de ses dames de compagnie et du Vicomte Jean de Rohan ; la Reine visite ensuite la basilique. Spectacle de jongleurs, danse bretonne et chant choral clôturent ce tableau.

3ème tableau : les guerres de Religion (1589-1594)
L’épisode tragique des guerres de Religion est la conséquence des déchirements militaires et civils de la noblesse française entre catholiques et protestants. Il reflète également les conflits internationaux entre les royaumes de France et d’Espagne, avivés par l’insurrection aux Pays-Bas. La révolte gronde dans le Léon. Le roi Henri III a, en décembre 1588, fait assassiner à Blois, le Duc de Guise chef de la Ligue. La Sainte Ligue avait été créée en 1576 pour défendre le catholicisme et la papauté contre les avantages accordés aux protestants par le Roi Henri III. La noblesse bretonne devra rester soumise au Roi de France et de Navarre. Vous écoutez une évocation de la Saint-Barthélémy. Vous assistez aux
vives tensions entre les chefs royalistes et ligueurs qui aboutissent à des batailles sanglantes entre leurs soldats respectifs. L’Autorité royale finit par
l’emporter, la Ligue capitule le 9 août 1594. Danses bretonnes et chants guerriers enrichissent cette évocation.

4ème tableau : le déclin (1681-1708)
Le 10 juillet 1422, le duc Jean V de Montfort délivra les lettres patentes qui allaient ériger la chapelle du Folgoët en église collégiale. Louis XIV supprima ce collège en 1681 afin d’y installer un séminaire chargé de la formation des aumôniers de la Marine Royale. Ainsi, les chanoines sont priés de laisser les lieux aux Jésuites de Brest et aux prêtres séculiers de Lesneven. Le dernier doyen, Norroy, s’adressera au peuple dans une prière très solennelle que vous entendrez. Des dialogues sur le destin de la basilique et de la musique sacrée se succèdent jusqu’à l’embrasement accidentel de l’église. Un chant triste et une danse macabre mettent en relief des jeux de lumières montrant l’église se consumer.

5ème tableau : la Révolution Française (1775- 1793)
La révolution n’épargna pas Le Folgoët, encore moins la basilique, fermée le 16 novembre 1790. L’hôtel des pèlerins et l’enclos de la collégiale sont vendus. Le 10 août, l’église elle- même est vendue à un « étranger fanatique », le citoyen Julien de Pruné qui fait briser les statues et marteler les écussons. Plus tard, un fripier de Brest, Anquetil, rachète l’église. Elle sert alors de caserne, de grange et d’écurie. Les révolutionnaires l’érigeront même en temple de la déesse Raison. Vous assistez à la déclaration de Louis XVI, au serment de prêtres jureurs, à la suppression de l’évêché du Léon, à la déclaration des droits de l’homme, à l’abolition des privilèges puis à la réorganisation du canton. Des prêtres et des notables sont guillotinés et la célèbre bataille de Kerguidu évoquée. Ce tableau s’achève par le chant de la Raison et la danse bretonne « La dérobée de Moncontour ».

6ème tableau : la renaissance (1808-1888)
En 1808, Anquetil, propriétaire de l’église, annonce sa volonté de la détruire. L’édifice est alors dans un état de délabrement extrême. Douze particuliers se cotisent alors pour l’acquérir le 25 août 1810 et en font donation à la commune de Guicquelleau. La vie religieuse reprend au sanctuaire. En 1829, le centre paroissial se déplace de Guicquelleau au Folgoët. En 1835, Prosper Mérimée, en visite au Folgoët décide de protéger la basilique au titre de Monument Historique. Elle est ainsi l’un des premiers bâtiments classés de France. Vous êtes alors, témoins privilégiés de la réouverture de l’église, du retour de la statue de Notre Dame et du rétablissement du culte. Sur le cantique Patronez Dous ar Folgoad, vous suivez la reconstitution de la cérémonie du Couronnement de Notre Dame du Folgoët, présidée par Monseigneur Freppel, vêque d’Angers, qui rassembla le 8 septembre 1888, plus de 60 000 fidèles.
7ème tableau : épilogue (1888 -2010)
Les religieuses mises à la porte de l’école, Départ pour la grande guerre, 1914, La manifestation de 1924, Le retour des prisonniers de guerre en 1945, Un groupe de jeunes, Les enfants à la pêche aux sous dans la fontaine, uis le final avec tous les acteurs à rebours de notre époque à Salaün.








